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Premier xénogreffe de foie de porc chez l’humain montre des résultats surprenants

2 avril, 2025

Une avancée révolutionnaire en médecine a permis à un homme en état de mort cérébrale de vivre 10 jours avec un foie de porc modifié génétiquement fonctionnant dans son corps.

La science avance à grands pas et une récente procédure a laissé beaucoup de gens bouche bée. Un homme de 50 ans en Chine est devenu le premier à recevoir une xénogreffe de foie de porc, un jalon qui pourrait changer l’avenir des greffes d’organes. Cet organe, modifié génétiquement, a fonctionné correctement pendant 10 jours, apportant l’espoir d’une nouvelle solution pour les patients en attente d’une greffe de foie.

Mais qu’est-ce que la xénogreffe exactement ? Le mot vient du grec et signifie ‘étranger’, se référant aux procédures dans lesquelles des tissus ou des organes d’une espèce sont transplantés dans une autre. Les porcs sont considérés comme une option prometteuse en raison de leurs similitudes physiologiques avec les humains.

Le processus derrière la xénogreffe

Tous les porcs ne sont pas aptes à ce type de greffe. Grâce à des modifications génétiques, il est possible de réduire le risque de rejet et de prévenir les maladies. Bien que la greffe de cœurs et de reins de porc chez les humains ait été plus courante, le foie présente un défi plus important. Cet organe est responsable de plus de 500 fonctions vitales, allant de la métabolisation des nutriments à la détoxification de l’organisme, ce qui le rend considérablement plus complexe.

Lin Wang, l’un des chirurgiens ayant réalisé la greffe, a expliqué que le foie du patient est resté dans son corps en fonctionnant aux côtés du foie de porc. Pendant les 10 jours d’observation, les fonctions vitales, le flux sanguin et les réponses immunitaires ont été surveillés. Les résultats étaient prometteurs : le foie du porc a généré de la bile et de l’albumine, a maintenu un flux sanguin stable et n’a montré aucun signe de rejet, grâce à l’utilisation d’immunosuppresseurs.

Malgré ces avancées, il faut garder à l’esprit que l’étude n’a couvert qu’une courte période de temps et que les chercheurs ne peuvent pas encore affirmer que les foies de porc peuvent fonctionner indéfiniment comme le ferait un foie humain. Cependant, les résultats suggèrent qu’ils pourraient être une solution potentielle pour ceux qui souffrent d’insuffisance hépatique et qui attendent un donneur humain. Wang mentionne même la possibilité de réaliser de futures greffes chez des patients vivants, ce qui pourrait représenter un grand pas en avant dans ce domaine de la médecine.

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