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Crisis démographique en Asie : mesures drastiques de la Chine et du Japon pour augmenter la natalité

15 mars, 2025

La crise de natalité en Asie pousse la Chine et le Japon à mettre en œuvre des mesures surprenantes pour inverser la situation.

La crise démographique à laquelle fait face l’Asie est plus qu’un simple défi ; elle est devenue une véritable urgence menaçant l’avenir du continent. Dans ce contexte, la Chine et le Japon recourent à des stratégies innovantes et parfois controversées pour tenter d’inverser la baisse alarmante des taux de natalité.

En Chine, la situation est particulièrement critique. Après sept années de déclin, le taux de natalité a connu une légère remontée en 2024, stimulé par un baby boom post-pandémie et l’année du dragon, qui favorise généralement les naissances. Cependant, la situation reste préoccupante avec seulement 6,77 naissances pour mille personnes, contre 13,83 en 2014. De plus, la population chinoise a diminué pour la troisième année consécutive, les décès dépassant les naissances.

Mesures du gouvernement chinois

Face à cette situation alarmante, le président Xi Jinping a pris les devants en promettant d’augmenter les taux de natalité. Des incitations ont été mises en place, telles que des réductions fiscales pour les familles avec enfants, des congés de maternité plus longs et des subventions pour le logement. La politique de l’enfant unique, en vigueur jusqu’en 2015, a été assouplie, permettant à chaque couple d’avoir jusqu’à trois enfants.

Cependant, le gouvernement est allé encore plus loin : il a été rapporté que des fonctionnaires du gouvernement contactent des femmes pour leur demander si elles envisagent de devenir mères et suggèrent des examens médicaux. Des cours d’éducation sur le mariage et l’amour sont également promus dans les universités pour encourager la formation de couples. À la fin de 2024, il a été signalé que des employés gouvernementaux visitaient des foyers pour inciter les femmes à avoir plus d’enfants.

De plus, une intense campagne médiatique a été lancée, mettant en avant les avantages d’être parent en Chine, y compris des traitements de fertilité et un soutien financier. Dans le cadre de ces initiatives, le gouvernement a interdit l’adoption d’enfants chinois par des familles étrangères, cherchant ainsi à conserver toute nouvelle vie possible dans le pays.

Le Japon et sa lutte contre la crise démographique

La situation n’est pas très différente au Japon. Le pays fait également face à une baisse alarmante des taux de natalité, avec seulement 1,2 naissances par femme en 2023, bien en dessous du seuil de remplacement de 2,1. La population, qui compte actuellement environ 125 millions d’habitants, pourrait tomber à 87 millions en 2070, ce qui représente une diminution de plus de 30 %.

Une des principales barrières à l’augmentation de la natalité au Japon est la culture du travail strict, qui laisse peu de place à la vie de famille. En réponse, le gouvernement métropolitain de Tokyo a décidé de mettre en place une semaine de travail de quatre jours pour ses employés à partir d’avril 2025. Ce changement vise à offrir plus de temps libre aux travailleurs afin qu’ils puissent fonder des familles.

De plus, ils ont introduit une « licence partielle pour le soin des enfants » qui permet aux parents de réduire leur journée de travail de jusqu’à deux heures par jour, à condition d’accepter un ajustement proportionnel de leur salaire. Ainsi, on espère que les femmes pourront mieux équilibrer leur carrière et leur vie familiale.

Une autre mesure peu conventionnelle est le lancement d’une application de rencontres orientée vers la formation de couples sérieux, avec des exigences strictes d’inscription pour s’assurer que les participants recherchent un engagement réel. Des incitations financières seront également offertes aux femmes célibataires qui décident de déménager des zones urbaines vers des zones rurales pour se marier, afin de repeupler la campagne et d’alléger la surpopulation des grandes villes.

Et au cas où ces stratégies ne donneraient pas de résultats, le Japon a déjà un plan B : impliquer les personnes âgées dans la force de travail. Avec plus de 9 millions de Japonais de plus de 65 ans qui sont retournés travailler après leur retraite, ce segment représente 13,5 % de la force de travail du pays.

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