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Une étude révèle que boire de l’alcool peut améliorer vos niveaux de cholestérol

17 mars, 2025

Une étude récente suggère que la consommation modérée d’alcool pourrait avoir un effet positif sur le cholestérol, remettant en question certaines croyances sur les risques de l’alcool.

La consommation d’alcool a fait l’objet de nombreuses études, et bien qu’elle soit généralement associée à une série de risques pour la santé, une nouvelle étude nous offre une perspective intéressante : boire de l’alcool peut être bénéfique pour les niveaux de cholestérol. Cette découverte provient d’une recherche menée par des scientifiques de l’Université de Harvard, qui ont analysé les données de près de 58 000 adultes au Japon.

Au cours de l’étude, les chercheurs ont observé comment les changements dans les habitudes de consommation d’alcool affectaient les niveaux de cholestérol des participants. Il s’avère que ceux qui ont commencé à boire ont constaté une diminution de leur cholestérol LDL, connu sous le nom de cholestérol « mauvais », tandis que leurs niveaux de HDL, ou cholestérol « bon », ont augmenté de manière significative. En fait, l’augmentation du HDL était si remarquable qu’elle a dépassé les améliorations généralement associées aux médicaments pour le cholestérol.

Les effets de l’alcool sur le cholestérol

Les données sont révélatrices. Par exemple, ceux qui sont passés de ne rien boire à prendre jusqu’à 1,5 verre par jour ont vu une chute de 0,85 mg/dL de leur LDL et une augmentation de 0,58 mg/dL de leur HDL. Ceux qui ont augmenté leur consommation à entre 1,5 et 3 verres par jour ont connu des changements encore plus significatifs, avec une réduction de 4,4 mg/dL de LDL et une augmentation de 2,49 mg/dL de HDL. Encore plus frappant, les buveurs qui consommaient trois verres ou plus par jour ont réussi à réduire leur LDL de 7,44 mg/dL et à augmenter leur HDL de 6,12 mg/dL.

D’un autre côté, ceux qui ont décidé d’arrêter de boire ont connu l’effet inverse. En abandonnant l’alcool, leur cholestérol LDL a augmenté et le HDL a diminué. Ce schéma indique qu’en général, les changements dans le cholestérol étaient directement liés à la quantité d’alcool consommée.

Les chercheurs précisent que, bien que certaines des variations observées puissent sembler petites, elles ont des implications importantes. Une augmentation de seulement 5 mg/dL de LDL peut accroître le risque d’événements cardiovasculaires de 2 % à 3 %. L’étude a effectué des ajustements en tenant compte de facteurs tels que l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle et d’autres aspects de la santé et du mode de vie.

Ce n’est pas la première fois que des bénéfices de l’alcool sont trouvés en relation avec la santé cardiovasculaire, mais cette étude est l’une des plus grandes et avec un suivi plus étendu. D’autres recherches ont également suggéré que les buveurs modérés ont un risque moindre de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux, bien qu’il n’y ait pas sans avertissements concernant d’autres types de cancer qui peuvent être associés à la consommation d’alcool.

Cependant, les chercheurs avertissent que ces découvertes ne sont pas un passeport pour que ceux qui ne boivent pas commencent à le faire, ni pour que les buveurs commencent à exagérer. La clé reste la modération. Pour ceux qui boivent déjà, il est conseillé de maintenir une consommation responsable, et ceux qui décident d’arrêter l’alcool devraient être attentifs à leurs niveaux de cholestérol.

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